Qu’est-ce qui provoque toute cette agitation sur les marchés? Ce qui a débuté tout simplement comme un accès très facile au crédit, rendu possible par les faibles taux d’intérêt pratiqués pendant bon nombre d’années, a pris d’énormes proportions pour se transformer en un dérèglement complet du monde de la finance. Ce dérèglement a entraîné le gel des marchés du crédit en raison d’une avalanche de mauvaises créances enfouies jusqu’alors dans des instruments de placement américains compliqués, aux strates multiples, constitués essentiellement de prêts hypothécaires à risque et d’autres prêts risqués.
Ces prêts ont été transformés en produits de placement et vendus autour du monde, et c'est ce qui explique le caractère mondial de la tempête actuelle.
L’accès au crédit bon marché et des critères de prêt laxistes, combinés à des politiques mal inspirées ou à l’absence de politiques, se sont conjugués pour créer une situation qui a permis, dans un premier temps, la création du marché des prêts hypothécaires à risque. Pour l’essentiel, sur ce marché, on accordait des prêts à des acheteurs potentiels de maison ayant une mauvaise cote de crédit, moyennant des taux élevés qu'ils n’étaient pas en mesure d’assumer. Il en a résulté des saisies en masse, des faillites et une importante diminution du prix des maisons aux États-Unis.
Ces événements ont déclenché une énorme incertitude sur le marché et, avec letarissement de l’accès au capital, la confiance a fait place à la peur. Ce contexte aprovoqué un resserrement global des dépenses de consommation, lequel s'estrépercuté sur l’ensemble de l’économie, induisant un repli de la croissance, de l’emploi et des ventes.
Aujourd’hui, les efforts visant à maintenir la circulation des capitaux commencent à porter des fruits. Ils s’incarnent dans des programmes et des mesures incitatives qui finiront par opérer un renversement de l’humeur des investisseurs, des marchés et de l’économie en général.
Nous venons de traverser sur les marchés des capitaux une période inouïe qui a mis à l’épreuve les investisseurs. Lorsqu’il a écrit que les périodes difficiles ne durent pas, mais que les gens solides s’inscrivent dans la durée, l’auteur Robert Schuller faisait remarquer que les gens n’ont pas tant de difficulté à surmonter les problèmes –ce qui est le lot de tous –qu’à adopter à l’égard de ces derniers une attitude qui n’aggrave pas les choses.
Scott Penman, B.Com. (Hons), CFA
Vice-président exécutif et chef des placements
Scott possède 28 années d’expérience en gestion des placements et sur les marchés des capitaux mondiaux.
« Tout au long de l’histoire, les marchés ont à maintes reprises connu des difficultés; ils en sont ressortis plus forts et ont atteint de nouveaux sommets. »