Perspectives

Revue des marchés - 5 février 2010

Renseignements connexes

Tracer le bon itinéraire

Pour atteindre vos objectifs financiers, vous devez réussir à naviguer sur des marchés agités…Suite

Les secteurs des matériaux et de la technologie de l’information ont tiré le TSX vers le haut de 1,2 % au cours de la semaine

Au pays, l’indice S&P/TSX a gagné 1,2 % au cours de la semaine terminée le 5 février 2010, les signes d’amélioration du marché de l’emploi au Canada et aux États-Unis ayant tiré l’indice vers le haut à la fin d’une semaine qui fut mouvementée sur l’ensemble des places boursières du monde.

D’après les statistiques publiées vendredi par le département américain du Travail, le taux de chômage de la première économie mondiale a baissé le mois dernier, s’établissant à 9,7 % en janvier (contre 10 % en décembre), soit son plus bas niveau en cinq mois. Toutefois, alors qu’ils s’attendaient à 11 000 nouveaux emplois, les investisseurs ont été déçus par un autre indicateur, à savoir les emplois non agricoles, qui ont baissé de 20 000.

Au Canada, selon les données publiées vendredi par Statistique Canada, 43 000 emplois ont été créés le mois dernier. Cette quatrième augmentation en six mois du nombre d’emplois a fait baisser le taux de chômage au Canada d’un dixième de pourcentage, puisqu’il s’établit à 8,3 %, soit son plus bas niveau depuis neuf mois.

Les données encourageantes sur l’emploi ont réjoui les investisseurs des deux côtés de la frontière vendredi, et ont contribué à apaiser les préoccupations des marchés mondiaux concernant l’alourdissement des déficits dans les pays du Sud de l’Europe.

Les secteurs de la technologie de l’information et des matériaux inclus dans le TSX ont mené un groupe de 8 secteurs en progression au cours de la semaine, grimpant respectivement de 7,1 % et de 3,3 %. Le sous-secteur des producteurs d’énergie est celui qui a le plus nui au rendement de l’indice torontois cette semaine, la chute du prix du brut jusqu’à un plancher record en sept semaines ayant fait reculer le secteur de l’énergie de 0,1 %.

Aux États-Unis, l’indice S&P 500 a clôturé en baisse de 0,7 % la semaine terminée le 5 février 2010, malgré l’annonce d’une série de données économiques généralement positives. Les chiffres publiés cette semaine montrent en effet que l’activité manufacturière aux États-Unis a augmenté le mois dernier pour atteindre son plus haut niveau depuis août 2004. En effet, l’indice ISM du secteur manufacturier s’est établi à 58,4 points en janvier, en hausse par rapport aux 54,9 points enregistrés en décembre. L’indice ISM des secteurs non manufacturiers a également progressé le mois dernier, car le secteur des services aux États-Unis a renoué avec la croissance, s’établissant à 50,5 points en janvier, contre 49,8 le mois précédent.

Le secteur des services aux collectivités du S&P 500 a été le plus malmené, cédant 2,1 % sur la semaine. En revanche, ceux des matériaux et de la technologie de l’information se sont adjugé respectivement 0,8 % et 0,7 %.

En Europe, le secteur bancaire a fait reculer l’indice Dow Jones Stoxx 600 de 3,9 % au cours de la semaine terminée le 5 février 2010, les investisseurs étant inquiets face à la lourde dette de certains pays comme la Grèce, l’Espagne et le Portugal.

Alors que la Commission européenne approuvait cette semaine le plan présenté par la Grèce, qui s’engage à assainir sa situation budgétaire d’ici trois ans, les investisseurs ont commencé à craindre, face à l’ampleur des déficits, que la Grèce et d’autres pays « périphériques » de la zone euro aient des difficultés à refinancer leur dette. Durant la semaine, l’assurance contre un défaut de remboursement a atteint des sommets records en Grèce, en Espagne et au Portugal.

Au sein de l’indice Stoxx 600, c’est le secteur bancaire qui a inscrit le pire rendement, en baisse de 6,4 % durant la semaine, dans un contexte de recul généralisé. Sur les 19 secteurs de l’indice, 14 secteurs ont reculé de 3 % ou plus.

L’activité manufacturière au Royaume-Uni a inscrit un sommet inégalé depuis 15 ans, mais cela n’a pas vraiment enthousiasmé les investisseurs. Cette semaine, Markit Economics a annoncé que son indice des directeurs d’achat du secteur manufacturier est passé de 54,6 points en décembre à 56,7 points le mois dernier, soit son plus haut niveau depuis octobre 1994.

De même, selon des statistiques publiées cette semaine, l’activité manufacturière en Chine a enregistré la plus forte hausse de son histoire le mois dernier. En effet, l’indice HSBC des directeurs des achats du secteur manufacturier en Chine a atteint un sommet inégalé en janvier, soit 57,4 points, contre 56,1 points en décembre. Il s’agit de la dixième expansion mensuelle consécutive enregistrée par le secteur manufacturier chinois.

Malgré les bonnes nouvelles, l’indice de la Bourse de Shanghai a reculé de 1,7 % au cours de la semaine terminée le 5 février 2010, portant ainsi à 10,3 % la baisse enregistrée depuis le début de l’année. En effet, les investisseurs craignent que les mesures prises par la banque centrale chinoise pour endiguer l’inflation n’étouffent la croissance de la troisième économie mondiale.

Dans l’ensemble, les marchés asiatiques ont terminé en baisse cette semaine. L’indice Dow Jones STOXX Asie-Pacifique 600 hors Japon, qui mesure l’activité boursière de toute la région Asie-Pacifique, a reculé de 3,3 % durant la semaine, ce qui porte à 10,1 % la baisse de l’indice depuis le début de l’année. De son côté, l’indice japonais Nikkei 225 a fléchi de 1,4 %.

Sur le marché obligataire, le prix des obligations du Trésor américain à dix ans a terminé la semaine en légère progression, l’incertitude croissante en Europe ayant propulsé le dollar US à un sommet en huit mois face à l’euro. Les taux, qui évoluent en sens contraire des prix, ont reculé de 5 points de base pour clôturer à 3,56 %.

La semaine prochaine, les investisseurs seront attentifs à la publication de données clés sur les ventes au détail et l’humeur des consommateurs aux États-Unis.

Christine Décarie, vice­présidente et gestionnaire de portefeuille, Société de gestion d’investissement I.G. Ltée

Revue des marchés est publiée par Groupe Investors. Les commentaires qu'elle contient reflètent les vues de nos gestionnaires de portefeuille et sont offerts à titre d'information générale seulement. Ils ne visent pas à prodiguer des conseils de placement ni à faire la promotion d'un placement donné. Il se peut que le Groupe Investors ou ses fonds de placement détiennent certains des titres mentionnés dans ce texte. Aucun effort n'a été ménagé pour assurer l'exactitude de l'information contenue dans ces commentaires à la date de publication. Toutefois, le Groupe Investors ne garantit ni l'exactitude, ni l'exhaustivité de cette information et décline toute responsabilité relativement à toute perte découlant de cette information.

Prière de lire le prospectus d'un fonds de placement avant d'y investir. Un placement dans un fonds de placement peut donner lieu à des commissions de vente ou de suivi, à des frais de gestion et à d'autres frais et dépenses. Il n'existe aucune garantie que la valeur liquidative du fonds ne baissera pas et que vous récupérerez intégralement le montant de votre placement. Le rendement passé n'est pas garant du rendement futur.

© Copyright 2009 Groupe Investors Inc. La reproduction ou la distribution de ces commentaires, sous quelque forme que ce soit, est strictement interdite sans le consentement écrit du Groupe Investors. Veuillez vous reporter à la Conditions d’utilisation pour plus de renseignements sur les usages autorisés de ce document.

Courriel Courriel ImprimerImprimer Back to topDébut de la page