Winnipeg (Manitoba) – Le 16 août 2005 : Selon un nouveau sondage rendu public aujourd'hui par le Groupe Investors, près de la moitié des parents canadiens n'ont pas suffisamment épargné pour payer même une seule année d'université à leur enfant, encore moins trois ou quatre années.
Mené par le Centre de recherches Décima pour le compte du Groupe Investors, dans le cadre d'une série de sondages ayant pour thème la famille et l'argent, le plus récent sondage a également révélé que, malgré la hausse du coût des études postsecondaires, environ la moitié des parents canadiens ne tirent pas profit des possibilités offertes à ceux qui investissent dans un régime enregistré d'épargne-études (REEE).
Selon Statistique Canada, il en coûte aujourd'hui en moyenne de 12 000 $ à 15 000 $ par année à un enfant qui quitte la maison familiale pour étudier à l'universitéi. Il ressort du sondage que 45 pour cent et 66 pour cent des parents titulaires d'un REEE y détiennent moins de 10 000 $ et de 20 000 $ respectivement. Or, au taux d'aujourd'hui, ces sommes ne suffisent pas pour terminer une deuxième année d'études universitaires. Même parmi les parents ayant un enfant en âge d'entreprendre des études postsecondaires d'ici cinq ans, 38 pour cent affirment avoir mis de côté moins de 10 000 $ dans un REEE.
Il n'est pas devenu plus facile d'épargner pour payer des études postsecondaires à son enfant. Les frais de scolarité ont augmenté de 185 pour cent au Canada entre 1990-1991 et 2004-2005. Autrement dit, ils augmentent à un taux annuel moyen correspondant à quatre fois celui de l'Indice des prix à la consommationii.
« L'écart entre l'épargne des parents et le coût des études de leur enfant ' devra, dans de nombreux cas, être comblé par des prêts étudiants, affirme Debbie Ammeter, vice-présidente, Planification financière avancée, Groupe Investors. Il est difficile d'entreprendre une carrière avec un aussi lourd endettement à la fin de ses études. »
Environ la moitié (51 pour cent) des Canadiens qui épargnent en vue de payer les études de leurs enfants ou petits-enfants n'ont pas de REEE. Parmi les principales raisons invoquées pour expliquer cette omission : « Je crois qu'il existe de meilleures façons que le REEE d'épargner pour leur éducation » (25 pour cent) et « Je n'ai pas encore pris le temps de le faire » (18 pour cent).
« Il n'existe absolument aucun meilleur moyen d'épargner en vue de payer les études d'un enfant, car un REEE comprend une subvention gouvernementale, objecte Mme Ammeter. Si un parent a versé le maximum admissible à son REEE, il peut sans doute combiner celui-ci avec d'autres stratégies d'épargne et de placement, mais il ne fait aucun doute que le REEE constitue la meilleure forme d'épargne-études. »
Les trois avantages irréfutables d'un REEE sont les suivants : le report de l'impôt sur le revenu, la capacité d'inclure le rendement des cotisations dans le revenu imposable de l'étudiant au moment de leur retrait et la subvention canadienne pour l'épargne-études versée par le gouvernement fédéral (SCEE)iii , qui vaut jusqu'à 7 200 $ à vie (et encore plus si on tient compte de la capitalisation des gains sur la subvention).
Étonnamment, même certains titulaires d'un REEE comprennent mal les modalités du régime. Plus de la moitié (56 pour cent) croient à tort qu'ils perdront le fruit de leurs économies dans le REEE si leur enfant ne poursuit pas d'études postsecondaires. En fait, le montant initial au complet et au moins une partie des gains des placements sont retournés aux parents, mais ceux-ci ne peuvent conserver la tranche correspondant à la subvention.
Malgré la hausse du coût des études, les parents canadiens n'ont pas cessé de croire que leurs enfants devraient poursuivre des études postsecondaires. Plus de la moitié estiment qu'ils devraient mener à terme des études universitaires (53 pour cent) et une autre tranche de 12 pour cent affirment qu'ils devraient obtenir un diplôme d'études supérieures. Une autre proportion de 22 pour cent croient qu'ils devraient terminer leurs études collégiales, tandis que 9 pour cent seulement indiquent que les études secondaires sont suffisantes.
La hausse du coût des études a entre autres conséquences de rendre de nombreux enfants financièrement dépendants de leurs parents plus longtemps que les générations antérieures, et les parents en sont bien conscients. Le plus important groupe de parents qui soutiennent financièrement leurs enfants adultes prévoient, dans une proportion de 46 pour cent, que ceux-ci deviendront autonomes financièrement entre l'âge de 22 et 25 ans. Une autre tranche de 21 pour cent de ce groupe situent l'indépendance financière de leur enfant entre 26 et 30 ans, tandis que 26 pour cent la situent entre 18 et 21 ans. La plupart des parents d'aujourd'hui affirment avoir été autonomes financièrement à l'âge de 25 ans ou avant. En fait, 21 pour cent indiquent être devenus autonomes avant l'âge de 18 ans et une autre proportion de 74 pour cent, entre l'âge de 18 et 25 ans.
Les parents ayant des enfants adultes ont en règle générale une attitude positive face à cette dépendance accrue. Quarante-neuf pour cent de ceux qui ont soutenu financièrement un enfant adulte au cours de la dernière année indiquent qu'ils ne s'en formalisent pas, voire tirent une certaine satisfaction de pouvoir les aider. Seulement 19 pour cent disent que cette situation les déçoit ou leur déplaît.
« On observe une tendance chez les jeunes adultes à rester dépendants de leurs parents beaucoup plus longtemps que par le passéiv , fait remarquer Mme Ammeter. La hausse du coût des études et l'importance accrue accordée aux diplômes d'études supérieures expliquent en grande partie pourquoi les enfants adultes estiment qu'il leur faut beaucoup plus de temps que les générations antérieures pour devenir autonomes financièrement. »
i Statistique Canada, Le Quotidien - Frais de scolarité à l'université, 2 sept. 2004; Statistique Canada, Financement des études supérieures, Questions d'éduction 81-004-X1F
ii Statistique Canada, Le Quotidien - Frais de scolarité à l'université, 2 sept. 2004
iii La SCEE est administrée par Ressources humaines et Développement des compétences Canada
iv Selon Statistique Canada, plus de 40 pour cent des adultes dans la vingtaine vivaient chez leurs parents en 2001 (dans le cas des hommes, le taux atteignait 47 pour cent !). Il s'agit d'une hausse marquée par rapport aux années antérieures (27 pour cent en 1981) et une conséquence de nombreuses tendances sociales, dont un besoin accru d'études et de compétences supérieures pour obtenir un emploi dans une nouvelle économie en croissance rapide, et un âge moyen nettement supérieur au moment du mariage. Ces facteurs ont contribué à prolonger la période de cohabitation des jeunes adultes avec leurs parents.
Ces résultats sont tirés d'un sondage national Décima Express réalisé par téléphone auprès d'un échantillonnage de 1 000 adultes canadiens (18 ans et plus) du 19 au 22 mai 2005. Un échantillon de cette taille produit des résultats qu'on peut considérer comme exacts dans l'ensemble de la population, avec une marge d'erreur de 3,1 pour cent, 19 fois sur 20.
Le Groupe Investors, chef de file national dans la prestation de solutions financières personnalisées, sert plus de un million de Canadiens par l'entremise d'un réseau de près de 3 500 conseillers rattachés à 100 centres de planification financière. Outre sa famille exclusive de fonds communs de placement, de services de gestion de l'actif et d'autres instruments de placement, le Groupe Investors offre une gamme étendue de prêts hypothécaires, de produits d'assurance, de services de courtage et de services bancaires. Le Groupe Investors fait partie de Société financière IGM Inc., membre du groupe d'entreprises de la Corporation Financière Power (TXX : IGM).
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