Selon une étude récente, les couples canadiens déclarent que l'argent est source de réels problèmes dans leur relation

Un sondage du Groupe Investors révèle que près du quart des couples disent avoir de graves disputes au sujet de l'argent; par ailleurs, les couples soutiennent qu'ils s'en sortent mieux que leurs parents.

Winnipeg (Manitoba) – Le 20 juillet 2005 : Selon une nouvelle étude publiée par le Groupe Investors aujourd'hui, les couples canadiens auraient avantage à discuter d'argent sur l'oreiller pour moins se quereller et améliorer leur relation. Les résultats publiés aujourd'hui font partie d'une série d'études sur les familles et l'argent commandées par le Groupe Investors et effectuées par Decima Research.

L'étude montre que les questions d'argent peuvent être un sujet délicat pour les conjoints. Le quart des adultes (25 pour cent) qualifie de graves leurs mésententes de couple au sujet des finances. Et près du même nombre de répondants (23 pour cent) soutient que leurs désaccords financiers affectent d'autres aspects de leur relation. À 31 pour cent, les résidants de la Colombie-Britannique sont ceux dont la relation semble avoir été la plus affectée par les questions monétaires.

En fait, les résultats du sondage indiquent que les mésententes au sujet de l'argent, aussi légères et rares soient-elles, ont un effet négatif sur la relation des conjoints. Plus de la moitié (53 pour cent) des répondants qui ont indiqué qu'une mésentente au sujet de l'argent a influencé d'autres aspects de leur relation déclarent également que la mésentente était légère, tandis que près des deux tiers des répondants (72 pour cent) disent qu'ils se disputent rarement.

« L'argent est un sujet difficile à aborder dans une relation, affirme la vice-présidente, Planification financière avancée, au Groupe Investors, Debbie Ammeter. Se munir d'un plan financier clair, compris et accepté des deux partenaires, peut aider à atténuer bon nombre de malentendus qui peuvent survenir dans une relation à ce sujet. »

La source des différends conjugaux la plus courante est les dépenses et non les emprunts et l'endettement. Les dépenses, qu'elles soient de nature générale ou spécifique, ont été citées comme la source de mésentente la plus récente par 31 pour cent des Canadiens. Les questions d'emprunt et d'endettement ont été la principale raison des mésententes de 9 pour cent des répondants.

La recherche démontre que les couples d'aujourd'hui n'agissent pas comme leurs parents en ce qui concerne la prise des décisions financières. Par exemple, ces décisions sont rarement prises par une seule personne. Alors que 23 pour cent des adultes canadiens déclarent que chez leurs parents, les décisions financières importantes étaient prises par une seule personne, sans discussion préalable, seulement neuf pour cent affirment que ces décisions sont prises de la même façon aujourd'hui dans leur propre ménage. À noter, les Albertains ont été à la fois les plus nombreux à affirmer qu'un seul de leurs parents prenait toutes les décisions financières (31 pour cent) et les moins nombreux à affirmer que c'était le cas dans leur propre ménage (2 pour cent).

De plus, la façon dont les décisions financières sont prises dans une famille semble également constituer un facteur de mésentente conjugale. Les couples qui discutent d'argent sont les moins susceptibles d'avoir des divergences d'opinion - 48 pour cent d'entre eux affirment être rarement en désaccord. Par ailleurs, 68 pour cent des ménages où une seule personne prend les décisions avouent être parfois en désaccord.

« Les Canadiens fonctionnent mieux en équipe et dans le partage de la responsabilité de la planification financière, en partie à cause du rôle plus important que jouent les femmes comme soutien de famille, ajoute Mme Ammeter. Toutefois, compte tenu du fait que le quart des répondants indiquent encore que les questions d'argent affectent d'autres aspects de leur relation, il est évident qu'on peut faire davantage pour aider les couples à gérer les questions d'argent. La participation d'un tiers indépendant, comme un planificateur financier, à des discussions concernant l'argent pourrait s'avérer très bénéfique.»

Les Canadiens estiment faire mieux que leurs parents

Malgré certains différends conjugaux concernant les finances, les couples d'aujourd'hui estiment s'en sortir mieux que leurs parents : 55 pour cent des répondants pensent qu'ils réussissent mieux que leurs parents à la même étape de leur vie, seulement 15 pour cent soutiennent réussir moins bien qu'eux et 30 pour cent jugent qu'ils réussissent à peu près comme eux.

Les Canadiens sont également d'avis qu'ils sont des investisseurs plus actifs que leurs parents. Les deux tiers des Canadiens (66 pour cent) pensent qu'ils sont moins réticents à investir dans des actions et des fonds communs de placement que leurs parents.

De plus, les Canadiens se considèrent comme étant des investisseurs calmes et optimistes sur le marché boursier et le marché des fonds communs de placement. Ainsi, la plupart des répondants se décrivent comme des investisseurs calmes (61 pour cent), contrairement à ceux qui se considèrent nerveux (15 pour cent); et optimistes (54 pour cent) plutôt que pessimistes (20 pour cent). Le reste des répondants se situait entre ces deux pôles.

Les Canadiens sont plus disposés à s'endetter que ceux de la génération précédente

Malgré le fait que la plupart des Canadiens (91 pour cent) disent que leurs parents leur ont enseigné comment gérer l'argent, il n'est pas certain qu'ils aient suivi les leçons de prudence que leurs parents ont tenté de leur léguer. Bien que seulement 24 pour cent des gens ont appuyé l'énoncé selon lequel leurs parents approuvaient l'idée d'effectuer des achats maintenant et de les payer plus tard, 45 pour cent des adultes sont d'accord aujourd'hui avec le même énoncé.

« Cette attitude plus ouverte envers l'endettement se reflète par la hausse de l'endettement des ménages, affirme Mme Ammeter. Il est intéressant et parfois alarmant de constater que les Canadiens semblent à l'aise avec la hausse du niveau de leur endettement. La gestion de la dette des particuliers et des familles est une composante primordiale de la plupart des plans financiers. »

Trois conseils pour améliorer la communication concernant l'argent :

  1. Parlez ouvertement avec votre partenaire de vos attitudes et de vos problèmes face à l'argent.
  2. Faites appel à un planificateur financier pour vous aider à élaborer un plan financier qui devrait inclure un coussin en cas d'urgence financière et des moyens d'équilibrer les finances lorsque les priorités se bousculent.
  3. Trouvez un terrain d'entente avec votre partenaire concernant les questions d'argent, y compris sur la façon de prendre les décisions de nature financière.

Les résultats proviennent d'un sondage téléphonique effectué par Decima Research auprès d'un échantillon représentatif de 1 000 Canadiens de 18 ans et plus entre le 19 et le 22 mai 2005. Un échantillon de cette taille donne des résultats précis pour l'ensemble de la population à 3,1 pour cent près, 19 fois sur 20.

Le Groupe Investors, chef de file national dans la prestation de solutions financières personnalisées, sert plus d'un million de Canadiens par l'entremise d'un réseau d'environ 3 200 conseillers rattachés à plus de 100 centres de planification financière. Outre sa famille exclusive de fonds communs de placement, de services de gestion de l'actif et d'autres instruments de placement, le Groupe Investors offre une gamme étendue de prêts hypothécaires, de produits d'assurance, de services de courtage et de services bancaires. Le Groupe Investors fait partie de Société financière IGM Inc. et est membre du groupe d'entreprises de la Corporation Financière Power.

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