Selon une récente étude, la peur d'aborder les questions d'ordre financier pourrait causer des dissensions à long terme au sein des familles

Un sondage du Groupe Investors indique que les Canadiens adultes et leurs parents qui évitent de parler de plans successoraux s'exposent à plusieurs difficultés.

Winnipeg (Manitoba) – Le 28 juin 2005 : Il n'y a rien de plus difficile que de parler de mort ou d'argent, si ce n'est de parler des deux en même temps. Une nouvelle étude menée par le Groupe Investors indique qu'un grand nombre de Canadiens ont tendance à reporter le plus longtemps possible les discussions d'ordre financier avec leurs parents âgés. Ainsi, près de la moitié des Canadiens de moins de 45 ans disent qu'ils n'ont jamais abordé avec leurs parents le sujet des préarrangements funéraires ou du patrimoine à léguer aux générations suivantes. Et bien que la probabilité d'une discussion sur la planification testamentaire et successorale augmente à mesure que les enfants et leurs parents vieillissent, les experts estiment que le report de cette discussion risque de causer du chagrin et de la rancune.

Les résultats publiés aujourd'hui font partie d'une série d'études sur les familles et l'argent commandées par le Groupe Investors et effectuées par Decima Research.

L'étude montre que, bien que la vaste majorité des parents se soient efforcés d'enseigner la valeur de l'argent à leurs enfants, beaucoup d'entre eux n'ont jamais abordé les enjeux réels que sont les finances familiales et la planification successorale après que leurs enfants ont atteint l'âge adulte. Seulement 27 pour cent des adultes canadiens dont les parents sont toujours vivants ont rencontré ces derniers avec leurs frères et sours pour discuter du patrimoine familial, et ce, en dépit du fait que bon nombre de répondants reconnaissent que l'impôt et les intérêts familiaux conflictuels pourraient avoir une incidence sur l'héritage que leurs parents souhaitent leur transmettre. En évitant ces sujets, ils risquent malheureusement d'avoir de mauvaises surprises et même de causer de graves disputes avec les autres membres de leur famille.

Les enfants adultes et leurs parents ont du mal à parler d'argent

Selon l'étude, plus de 90 pour cent des Canadiens estiment que leurs parents leur ont bien appris à gérer l'argent; pourtant, près de la moitié d'entre eux, soit 43 pour cent, avouent ne s'être jamais assis avec leurs parents pour discuter de préarrangements funéraires. Par ailleurs, 47 pour cent ne leur ont pas parlé de la transmission d'un héritage aux enfants ou aux petits-enfants.

« Une communication ouverte est essentielle à la planification financière, au même titre que les diagrammes circulaires et les calculatrices, affirme la vice-présidente, Planification financière avancée, au Groupe Investors, Debbie Ammeter . En matière de planification financière, l'importance de la communication s'enseigne exclusivement par l'exemple, et les études montrent clairement que cet exemple n'est pas donné. »

Par ailleurs, les discussions sur les différents aspects de la planification successorale, lorsqu'elles ont lieu, peuvent s'avérer difficiles. Près d'un répondant sur trois affirme avoir eu de la difficulté à parler de planification successorale avec ses parents, et un sur dix a avoué que les discussions avaient été très pénibles.

« Les gens évitent les sujets délicats comme la mort et l'argent jusqu'à qu'ils sentent qu'ils n'ont plus le choix d'en parler, généralement lorsque leurs parents sont devenus très âgés, ajoute M me Ammeter. Les préarrangements funéraires sont un excellent exemple des difficultés inhérentes à ces discussions. Le risque de regrets et de rancunes s'accroît grandement lorsque des parents âgés et leurs enfants ne prennent pas le temps de discuter de la planification successorale. »

La majorité des Canadiens (60 pour cent) croient qu'ils toucheront de l'argent au décès de leurs parents, et 41 pour cent pensent que cet argent constituera une partie de leur épargne-retraite. Cela dit, près d'un répondant sur dix croit qu'une piètre planification successorale constitue une menace à l'obtention d'une part raisonnable du patrimoine de leurs parents.

Seul un dialogue ouvert peut contribuer à apaiser les craintes entourant l'héritage

Interrogés à ce sujet, les Canadiens ont identifié l'impôt (42 pour cent) et les rivalités familiales (17 pour cent) comme étant les deux principaux facteurs qui menaçaient leur héritage.

« La meilleure façon de dissiper les craintes perçues entourant l'héritage consiste à avoir des discussions honnêtes et ouvertes pendant les réunions de famille, ajoute M me Ammeter. La communication entre les membres de la famille reste la meilleure façon d'éviter les hostilités et le ressentiment à long terme. C'est également le meilleur moyen de veiller à la mise en place d'un plan successoral adéquat pour réduire le fardeau fiscal. »

L'étude révèle que trois Canadiens sur quatre n'ont jamais rencontré leurs parents et leurs frères et sours pour discuter du testament des parents.

Les parents doivent s'efforcer de parler d'argent avec leurs enfants

De nos jours, les parents sont optimistes quant à l'avenir financier de leurs enfants, mais n'en font peut-être pas beaucoup plus que leurs propres parents en ce qui a trait aux discussions d'ordre financier avec les membres de leur famille.

Bien que 59 pour cent des Canadiens estiment parler plus ouvertement de leurs finances avec leur famille que ne l'ont fait leurs parents, seulement 22 pour cent d'entre eux disent que les décisions financières importantes sont discutées en famille. De plus, un quart des répondants avouent ne pas avoir parlé des finances familiales avec leur aîné et 29 pour cent d'entre eux disent qu'ils ne le feront jamais.

Les générations futures s'en sortiront-elles mieux ? C'est ce que semblent croire les parents d'aujourd'hui : 89 pour cent des parents canadiens disent qu'ils essaient d'apprendre à leurs enfants à être prudents avec leur argent et 93 pour cent d'entre eux sont convaincus que leurs enfants peuvent ou pourront gérer leurs propres finances.

Trois conseils pour améliorer les discussions avec des parents âgés :

  1. Trouvez une façon non menaçante d'aborder le sujet de la planification successorale.
  2. Veillez à faire participer autant de membres de la famille que possible à la discussion, pour que personne ne se sente exclu.
  3. Envisagez de demander à un planificateur financier d'animer la rencontre pour orienter la conversation et éviter les débordements affectifs.

Les résultats proviennent d'un sondage téléphonique effectué par Decima Research auprès d'un échantillon représentatif de 1 000 Canadiens de 18 ans et plus entre le 19 et le 22 mai 2005. Un échantillon de cette taille donne des résultats précis pour l'ensemble de la population à 3,1 pour cent près, 19 fois sur 20.

Le Groupe Investors, chef de file national dans la prestation de solutions financières personnalisées, sert plus d'un million de Canadiens par l'entremise d'un réseau d'environ 3 200 conseillers rattachés à plus de 100 centres de planification financière. Outre sa famille exclusive de fonds communs de placement, de services de gestion de l'actif et d'autres instruments de placement, le Groupe Investors offre une gamme étendue de prêts hypothécaires, de produits d'assurance, de services de courtage et de services bancaires. Le Groupe Investors fait partie de Société financière IGM Inc. et est membre du groupe d'entreprises de la Corporation Financière Power.

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